Le cas Georges Ibrahim Abdallah

Le cas Georges Ibrahim Abdallah

De nouveau ! une manifestation nationale aura lieu le samedi 22 juin 2019 pour la libération de George Ibrahim Abdallah. C'est qui alors ce prisonnier d’exception ?

George Ibrahim Abdallah, est un militant communiste libanais. C'est le chef de la fraction armée révolutionnaire libanaise fondée en France (FALF) le 1979.

Il est aussi le chef d'un groupe marxiste propalestinien, qui s'engage contre les Israéliens après leur invasion au Sud-Liban vers la fin des années 70.

George Abdallah avait été arrêté a Lyon, France, le 24 octobre 1984 à cause de sa culpabilité dans l’assassinat d'un attaché militaire américain, Charles Ray, à Paris, et d’un diplomate israélien Yacov Barsimentov à Boulogne-Billancourt alors que le Liban était envahi par l’armée israélienne.

Abdallah qui a été condamné à perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon en 1987 à cause de ces assassinats, a déposé plusieurs demandes de libération :

En 2003, la justice française avait accepté sa libération mais l'opposition de Dominique Perben, le ministre de la justice de l’époque, et l'intervention des américains qui ont considéré que sa libération peut réactiver sa menace, ont conduit la Cour d'appel à refuser sa libération.

En 2013, la justice française a accepté une autre fois de libérer Abdallah et il revenait à Manuel Valls, ministre de l’intérieur, de prendre l’arrêté d’expulsion. Sauf que l'intervention cette fois est venue de la cour de cassation qui a annulé la libération conditionnelle de George Ibrahim Abdallah au motif que le détenu aurait dû être soumis « à titre probatoire, à une mesure de semi-liberté ou de placement sous surveillance électronique pendant une période d’un an au moins ».

Le 5 novembre 2015, le tribunal d’application des peines a de nouveau refusé de remettre en liberté l’ancien chef des FARL, décision confirmée aujourd’hui en appel.

Sa nouvelle demande a été déclarée irrecevable au motif qu’il n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. La cour d’appel a ajouté à cet argument le fait que l’ancien militant « ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné » et rappelé qu’il n’avait pas indemnisé les ayants droit des victimes.

En effet, c'est une condamnation qui intervient dans un contexte politique sensible par excellence. Et la justice française sait être généreuse lorsque les violations des droits de l’homme sont si flagrantes. Mais les intra-extra pressions restent jusqu'à maintenant plus fortes des 35 ans d'emprisonnement d'un révolutionnaire qui a déjà payé ses dettes !

Sauf que le pari reste toujours sur la soutenance et les pressions populaires.


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